Vivre et travailler au Vietnam
Art de vivre & retraite
Le Vietnam attire une population francophone variée : retraités qui étirent le pouvoir d’achat de leur pension, télétravailleurs rémunérés depuis l’étranger, rentiers et professionnels en quête d’un cadre de vie plus abordable. Que le revenu soit perçu de l’étranger ou sur place change entièrement la lecture des chapitres coût de la vie, fiscalité et séjour. Ce guide s’adresse d’abord au lecteur qui vit de revenus de source étrangère, sans négliger celui qui envisagerait une activité sur place.
Trois pôles concentrent l’essentiel de la présence internationale. Hanoi, la capitale administrative au nord, conserve une atmosphère plus institutionnelle. Ho Chi Minh Ville, encore couramment appelée Saigon, est le centre économique du sud et la plus grande. Da Nang, sur la côte centrale, associe un cadre littoral à des infrastructures en plein essor, et, sur les loyers publiés aujourd’hui, un appartement d’une chambre y coûte plus cher en centre-ville qu’à Hanoi. Le choix de la ville conditionne le budget, le rythme et le réseau que l’on peut construire.
Au-delà du cadre pratique, s’installer au Vietnam suppose de composer avec une culture professionnelle de tradition confucéenne, marquée par le respect de la hiérarchie, l’importance du lien personnel et une communication où l’implicite tient une large place. Les positionnements présentés plus bas, établis à partir de la recherche en management interculturel, éclairent ces dimensions structurantes pour éviter les malentendus les plus fréquents entre un cadre français et ses interlocuteurs vietnamiens.
Vivre, travailler et entreprendre au Vietnam
Avant les codes culturels, voici les décisions concrètes qui façonnent une installation au Vietnam : où vivre et pour quel budget, quel visa choisir, comment y travailler, la fiscalité, l’immobilier et les formalités de séjour.
1. Coût de la vie : ce que montrent les chiffres publiés par ville
L’essentiel
- Le coût de la vie au Vietnam se lit ville par ville plutôt qu’à l’échelle du pays. Selon les chiffres publiés, le coût mensuel d’une personne seule, hors loyer, est d’environ 12,7 millions VND à Ho Chi Minh Ville, 11,8 millions à Hanoi et 11,7 millions à Da Nang.
- Un appartement d’une chambre en centre-ville coûte en moyenne environ 15 millions VND par mois à Ho Chi Minh Ville, 11 millions à Hanoi et 13,6 millions à Da Nang. Hors centre, les moyennes tombent à environ 7, 7,5 et 8,9 millions VND.
- Le loyer s’ajoute à ces coûts mensuels, et les moyennes publiées évoluent : elles se relisent à l’approche du départ.
- La lecture de ces chiffres dépend de l’origine du revenu plutôt que de la nationalité. Le revenu mensuel moyen des travailleurs au Vietnam était de 8,4 millions VND en 2025, en hausse de 8,9 % sur 2024, et de 10,1 millions en zone urbaine.
Le détail des textes et des sources
Le coût de la vie au Vietnam se lit ville par ville plutôt qu’à l’échelle du pays : le bon point de départ est un jeu de chiffres datés plutôt qu’un adjectif. L’indice participatif de Numbeo, relevé pour ce guide le 8 août 2026, estime le coût mensuel d’une personne seule, hors loyer, à environ 12,7 millions VND à Ho Chi Minh Ville sur des données mises à jour le 27 juillet 2026, 11,8 millions à Hanoi sur des données du 25 juillet 2026 et 11,7 millions à Da Nang sur des données du 6 août 2026. Le loyer s’y ajoute, et ces moyennes participatives évoluent : elles se relisent à l’approche du départ.
Selon la même source, un appartement d’une chambre en centre-ville coûte en moyenne environ 15 millions VND par mois à Ho Chi Minh Ville, la plupart des relevés se situant entre 12 et 25 millions ; environ 11 millions à Hanoi, la plupart entre 9 et 15 millions ; et environ 13,6 millions à Da Nang, la plupart entre 10 et 18 millions. Hors centre, les moyennes tombent à environ 7 millions VND à Ho Chi Minh Ville, 7,5 millions à Hanoi et 8,9 millions à Da Nang. Sur ces chiffres, les loyers de centre-ville de Da Nang dépassent ceux de Hanoi, et Da Nang est aussi la plus chère des trois hors centre.
La lecture dépend de l’origine du revenu, non de la nationalité. Pour qui perçoit une pension, un revenu de télétravail ou des revenus de placement venus de l’étranger, la comparaison utile se fait avec les prix là où ce revenu est dépensé aujourd’hui. Pour qui envisage de vivre d’un salaire vietnamien, le calcul s’inverse : l’Office national de la statistique situe le revenu mensuel moyen des travailleurs à 8,4 millions VND en 2025, en hausse de 8,9 % sur 2024, et à 10,1 millions en zone urbaine. Les deux séries ne mesurent pas le même panier, et l’écart entre elles explique qu’une même ville se lise si différemment selon l’origine du revenu. Les fourchettes par secteur figurent dans la section « Secteurs et salaires ».
2. Entrée et séjour : dispenses de visa, e-visa et carte de résidence temporaire
L’essentiel
- Quatre voies d’entrée dépendent de la nationalité. Une dispense de visa de 45 jours, quel que soit le motif du voyage, s’applique jusqu’au 14 mars 2028 aux ressortissants allemands, français, italiens, espagnols, britanniques, russes, japonais, sud-coréens, danois, suédois, norvégiens et finlandais.
- Une seconde dispense de 45 jours, réservée au tourisme, couvre jusqu’au 14 août 2028 les ressortissants belges, bulgares, croates, tchèques, hongrois, luxembourgeois, néerlandais, polonais, roumains, slovaques, slovènes et suisses. Des accords bilatéraux ouvrent aux passeports ordinaires de quinze autres pays des séjours de 14 à 90 jours, plusieurs sous des conditions qui leur sont propres.
- L’e-visa est ouvert aux ressortissants de tous les pays et territoires, pour 90 jours au plus, à entrée unique ou multiple. Il coûte actuellement 25 USD à entrée unique et 50 USD à entrées multiples jusqu’à 90 jours, et il lie son titulaire aux points d’entrée et de sortie choisis dans la demande.
- L’entrée sous dispense unilatérale suppose un passeport valable encore six mois au moins. À l’issue d’un séjour de 45 jours en dispense, un visa ou une prolongation du séjour temporaire peut être examiné : l’organisme qui invite ou parraine en fait la demande auprès des services de l’immigration, qui examinent la demande dans un délai de 5 jours ouvrés.
- La catégorie de visa suit le motif d’entrée : DN1 et DN2 pour les affaires, chacune pour 12 mois au plus ; DT1 à DT4 pour les investisseurs, selon le capital apporté ; LD1 et LD2 pour l’emploi, chacune pour deux ans au plus. Une catégorie d’affaires n’autorise pas le travail salarié.
- La carte de résidence temporaire (TRC), délivrée par le Département de l’immigration, tient lieu de visa pendant sa validité, pour un an au moins et jusqu’à 10 ans selon la catégorie. Les catégories DN1, DN2 et DT4 n’y donnent pas accès, et la carte expire au moins 30 jours avant le passeport : un passeport valable moins de treize mois ne permet donc pas même la carte la plus courte.
Le détail des textes et des sources
Le Vietnam conduit sa propre politique d’entrée, construite à partir de résolutions du gouvernement et d’accords bilatéraux plutôt que d’une liste régionale, et quatre voies d’entrée dépendent de la nationalité du voyageur. La première est une dispense unilatérale de 45 jours à compter de la date d’entrée, quel que soit le type de passeport et quel que soit le motif du voyage, accordée par la résolution 44/NQ-CP du 7 mars 2025 aux ressortissants de l’Allemagne, de la France, de l’Italie, de l’Espagne, du Royaume-Uni, de la Russie, du Japon, de la République de Corée, du Danemark, de la Suède, de la Norvège et de la Finlande, jusqu’au 14 mars 2028. La deuxième est une dispense de 45 jours pour le tourisme, accordée par la résolution 229/NQ-CP du 8 août 2025 aux ressortissants de la Belgique, de la Bulgarie, de la Croatie, de la Tchéquie, de la Hongrie, du Luxembourg, des Pays-Bas, de la Pologne, de la Roumanie, de la Slovaquie, de la Slovénie et de la Suisse, du 15 août 2025 au 14 août 2028.
La troisième est le réseau bilatéral. Le ministère vietnamien des Affaires étrangères publie un tableau des accords d’exemption conclus avec plus de 90 pays ; la plupart ne couvrent que les passeports diplomatiques et de service, et sur le tableau dans son état actuel, présenté comme mis à jour au 14 mars 2025, quinze entrées couvrent le passeport ordinaire. Les titulaires d’un passeport ordinaire du Cambodge, de l’Indonésie, du Kazakhstan, du Kirghizistan, du Laos, de la Malaisie, de la Mongolie, du Myanmar, de Singapour et de la Thaïlande entrent sans visa pour 30 jours au plus, ceux du Bélarus pour 30 jours dans la limite d’un total de 90 jours par année civile, ceux des Philippines pour 21 jours, ceux de Brunei pour 14 jours, et ceux du Chili et du Panama pour 90 jours. Plusieurs de ces accords posent leurs propres conditions : la plupart exigent un passeport valable au moins six mois, les accords avec la Mongolie, le Chili et le Panama ne s’appliquent que si l’entrée n’a pas pour objet une activité rémunérée, les textes conclus avec le Myanmar et Singapour excluent l’entrée pour travailler, l’arrangement malaisien est limité à des motifs énumérés, dont le tourisme, la négociation d’affaires, l’investissement et les conférences, le séjour indonésien ne peut pas être prolongé, et les textes conclus avec les Philippines et Singapour exigent un billet de retour ou de continuation.
La quatrième voie est l’e-visa, qui vaut pour toute nationalité qu’aucune des trois premières ne couvre, dont les titulaires de passeports américains, canadiens, australiens, indiens, irlandais, nigérians et sud-africains. La résolution 127/NQ-CP du 14 août 2023 ouvre l’e-visa aux ressortissants de tous les pays et territoires, et la loi n° 23/2023/QH15, entrée en vigueur le 15 août 2023, en fixe la durée à 90 jours au plus, à entrée unique ou multiple.
Ces quatre voies dépendent de la nationalité ; l’article 12 de la loi n° 47/2014/QH13 prévoit des cas de dispense qui n’en dépendent pas : le titulaire d’une carte de résidence permanente ou temporaire en cours de validité ; l’entrée dans une zone économique frontalière, une unité administrative et économique spéciale ou une zone économique côtière, où l’article 31(1)(d) certifie un séjour temporaire de 15 jours dans le premier cas et de 30 jours dans les deux autres ; les Vietnamiens de l’étranger titulaires d’un passeport étranger ainsi que leur conjoint et leurs enfants étrangers, et le conjoint et les enfants étrangers d’un citoyen vietnamien, auxquels le décret 82/2015/ND-CP du 24 septembre 2015 délivre un certificat d’exemption de visa valable cinq ans au plus et expirant au moins six mois avant le passeport ; et, depuis le 1er juillet 2026, une dispense à durée limitée pour les étrangers relevant de catégories spéciales considérées comme prioritaires pour le développement socio-économique, ajoutée à l’article 12 par la loi n° 118/2025/QH15 du 10 décembre 2025, selon des modalités fixées par le gouvernement.
Indépendamment de tous ces cas, le tableau du ministère des Affaires étrangères mentionne une dispense de visa de 30 jours pour les étrangers qui se rendent à Phu Quoc, portée à cette durée par la décision 80/2013/QD-TTg du 27 décembre 2013. Les deux résolutions de dispense comportent une date de fin : ce sont des mesures à échéance plutôt qu’un statut permanent, tandis que les accords bilatéraux s’appliquent tant que les parties ne les modifient pas.
Plusieurs points pratiques s’attachent au court séjour. Le Vietnam pose lui-même la règle du passeport : l’article 20(1)(a) de la loi n° 47/2014/QH13 exige de la personne qui entre sous dispense unilatérale un passeport valable encore six mois au moins, et le tableau du ministère des Affaires étrangères indique les mêmes six mois, comptés à partir de la date d’entrée ; la plupart des accords bilatéraux comportent leur propre clause de six mois. Les gouvernements britannique et canadien indiquent aussi six mois, sur des bases différentes : le Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO) compte à partir de la date d’arrivée, Affaires mondiales Canada à partir de la date de départ prévue, et le Royaume-Uni ajoute au moins deux pages vierges et un passeport en bon état.
Pour la fin d’un séjour en dispense, l’article 31(1)(c) accorde au ressortissant d’un pays bénéficiant de la dispense unilatérale 45 jours de séjour temporaire et prévoit qu’un visa ou une prolongation du séjour temporaire peut ensuite être examiné conformément à la loi ; l’article 35 fixe cette procédure, l’organisme qui invite ou parraine s’adressant aux services de l’immigration ou à l’organe compétent du ministère des Affaires étrangères, qui examine la demande dans un délai de 5 jours ouvrés. Pour l’e-visa, le FCDO relève qu’il limite son titulaire aux points d’entrée et de sortie choisis dans la demande, ce qui compte pour qui prévoit une arrivée par voie terrestre. Le tarif n’est pas fixé par le portail de demande mais par circulaire du ministère des Finances, actuellement la circulaire 28/2026/TT-BTC du 27 mars 2026, en vigueur depuis le 1er avril 2026 : 25 USD pour un visa à entrée unique et 50 USD pour un visa à entrées multiples valable jusqu’à 90 jours, les validités plus longues à entrées multiples allant jusqu’à 165 USD.
Au-delà du court séjour, la catégorie de visa suit le motif d’entrée, et les catégories sont plus fines que ne le laissent penser les lettres DN et DT. DN1 couvre les étrangers qui travaillent avec une personne morale vietnamienne et DN2 ceux qui entrent pour fournir des services, établir une présence commerciale ou agir en vertu d’un traité ; toutes deux valent 12 mois au plus. Les catégories d’investisseur sont graduées selon le capital apporté : DT1 à partir de 100 milliards VND ou pour un investissement dans un secteur bénéficiant d’incitations, DT2 de 50 milliards à moins de 100 milliards VND, DT3 de 3 milliards à moins de 50 milliards VND, et DT4 en dessous de 3 milliards VND. Les catégories d’emploi sont LD1, pour les étrangers dispensés de permis de travail, et LD2, pour ceux qui en ont besoin ; toutes deux valent deux ans au plus.
Deux autres catégories ont été ajoutées à l’article 8 le 1er juillet 2026 par la loi n° 118/2025/QH15 du 10 décembre 2025 : UD1, pour les étrangers qui sont des personnels hautement qualifiés de l’industrie des technologies numériques et pour les autres cas déclarés prioritaires par une loi ou par une résolution de l’Assemblée nationale, et UD2, pour leur conjoint et leurs enfants de moins de 18 ans ; l’article 9(6) leur donne à toutes deux une durée de cinq ans au plus. Deux conséquences en découlent. Une catégorie d’affaires n’est pas une catégorie d’emploi, et le décret 219/2025/ND-CP du 7 août 2025 précise séparément qui a besoin d’un permis de travail et qui en est dispensé. Et DN1, DN2 et DT4 n’ouvrent pas droit à une carte de résidence temporaire, parce que l’article 36(1)(b) de la loi n° 47/2014/QH13, dans sa rédaction en vigueur depuis le 1er juillet 2026, ne les mentionne pas : ces trois voies se renouvellent donc sous forme de visas de 12 mois au plus plutôt que d’être converties en carte.
Ces voies ne s’excluent pas : un enchaînement courant consiste en une première entrée sous dispense ou avec un e-visa, puis une catégorie de long séjour une fois établis un organisme ou une personne qui parraine et un motif de séjour. La possibilité d’y adjoindre ensuite une carte de résidence temporaire dépend de la catégorie : l’article 36(1)(b) de la loi n° 47/2014/QH13, dans sa rédaction en vigueur depuis le 1er juillet 2026, ouvre la carte aux titulaires des catégories LV1, LV2, LS, DT1, DT2, DT3, NN1, NN2, DH, PV1, LD1, LD2, TT, UD1 et UD2, et non à ceux des catégories DN1, DN2 ou DT4. Lorsque la carte est accessible, l’article 38 de la même loi exige qu’elle expire au moins 30 jours avant le passeport, et l’article 4(4) de la circulaire 31/2015/TT-BCA du 6 juillet 2015, telle que modifiée, fixe la durée minimale de la carte à un an : un passeport valable moins de treize mois ne permet donc pas même la carte la plus courte.
Ces informations sont fournies à titre éducatif et factuel et ne constituent pas l’avis d’un avocat en droit des étrangers. La détermination de la voie de séjour adaptée à votre situation relève d’un avocat. Les seuils et procédures évoqués ont été révisés récemment et doivent être vérifiés auprès des sources officielles avant tout départ.
3. Travailler au Vietnam : langue, marché local et autorisation d’emploi
L’essentiel
- La langue de travail est le vietnamien. L’anglais est courant dans les multinationales, les entreprises technologiques et le tourisme ; le français ne subsiste que de façon résiduelle.
- Le revenu mensuel moyen des travailleurs était de 8,4 millions VND en 2025, et de 8,7 millions au quatrième trimestre, avec une moyenne de 10,1 millions en zone urbaine contre 7,3 millions en zone rurale. C’est une moyenne sur l’ensemble des travailleurs, pas un repère pour les postes internationaux qualifiés.
- Les dirigeants, directeurs exécutifs, experts et travailleurs techniques étrangers sont dispensés de permis de travail si leur temps de travail total au Vietnam reste inférieur à 90 jours sur l’année. C’est le temps travaillé qui compte, non le temps de présence, et la dispense suppose une notification écrite de l’employeur à l’autorité compétente au moins 3 jours ouvrés avant la prise de fonction.
- Hors des cas de dispense prévus par la réglementation, dont celui-ci, un permis de travail est requis, LD2 étant la catégorie de visa du travailleur qui en a besoin et LD1 celle du travailleur qui en est dispensé. Un revenu versé par un employeur ou des clients situés hors du Vietnam relève d’une autre configuration, dans laquelle la catégorie de séjour et la résidence fiscale se règlent séparément.
Le détail des textes et des sources
La langue de travail dominante est le vietnamien. L’anglais est courant dans les multinationales, les entreprises technologiques et le secteur touristique, tandis que le français ne subsiste que de façon résiduelle, principalement dans certains milieux universitaires ou institutionnels et auprès des générations plus âgées. Pour un cadre étranger, la maîtrise de l’anglais ouvre l’essentiel des environnements internationaux, mais l’apprentissage de quelques repères en vietnamien facilite considérablement la vie quotidienne et la construction du lien personnel, déterminant dans la culture professionnelle locale.
Le marché du travail est en croissance, porté par l’industrie manufacturière, l’informatique, la finance, l’immobilier et le tourisme. Selon la mesure de l’Office national de la statistique, le revenu mensuel moyen des travailleurs était de 8,4 millions VND en 2025, en hausse de 8,9 % sur 2024, et atteignait 8,7 millions au quatrième trimestre, avec une moyenne de 10,1 millions en zone urbaine contre 7,3 millions en zone rurale. Ce chiffre est une moyenne sur l’ensemble des travailleurs, pas un repère pour les postes internationaux qualifiés : les postes à Hanoi et Ho Chi Minh Ville se situent nettement au-dessus, et l’informatique occupe le haut des fourchettes publiées. Le détail par secteur figure dans la section « Secteurs et salaires ».
Pour l’autorisation de travail, le texte de référence est le décret 219/2025/ND-CP du 7 août 2025, en vigueur dès cette date, qui a remplacé les décrets 152/2020/ND-CP et 70/2023/ND-CP. Il fusionne l’ancienne procédure en deux temps, approbation du besoin de main-d’œuvre étrangère puis demande de permis, en une procédure unique. Son article 7(13)(a) dispense de permis de travail les dirigeants, directeurs exécutifs, experts et travailleurs techniques étrangers dont le temps de travail total au Vietnam est inférieur à 90 jours sur l’année, comptés du 1er janvier au dernier jour de l’année ; c’est le temps travaillé qui compte, non le temps de présence. L’article 9(4) assortit cette dispense d’une condition : aucun certificat de dispense n’est exigé, mais l’employeur doit notifier par écrit l’autorité compétente au moins 3 jours ouvrés avant la date prévue de prise de fonction. Le versant visa suit en parallèle : LD2 est la catégorie de l’étranger qui a besoin d’un permis, LD1 celle de l’étranger qui en est dispensé, et une catégorie d’affaires n’autorise pas l’emploi salarié, quelle que soit sa validité restante. La personne dont les revenus sont versés par un employeur ou des clients situés hors du Vietnam se trouve dans une autre configuration : les deux questions à régler, chacune selon ses propres règles, sont la catégorie de séjour et la résidence fiscale, traitées dans la section « Fiscalité ».
4. Fiscalité : la règle des 183 jours et le barème progressif
L’essentiel
- Est résidente fiscale la personne présente au Vietnam 183 jours ou plus sur une année civile, ou sur 12 mois consécutifs à compter de sa première présence, ou qui y dispose d’un lieu de résidence habituelle, c’est-à-dire une résidence permanente enregistrée ou un logement loué au titre d’un bail à durée déterminée. Qui ne remplit aucune de ces conditions est non-résident.
- Le résident est imposé sur son revenu mondial, quel que soit le lieu de paiement, selon cinq tranches à compter de la période d’imposition 2026 : 5 % sur le revenu imposable mensuel jusqu’à 10 millions VND, 10 % de 10 à 30 millions, 20 % de 30 à 60 millions, 30 % de 60 à 100 millions et 35 % au-delà de 100 millions VND, après déductions.
- Le non-résident est imposé au taux forfaitaire de 20 % sur ses revenus salariaux de source vietnamienne.
- La déduction personnelle est de 15 500 000 VND par mois, soit 186 000 000 VND par an, et la déduction pour personne à charge de 6 200 000 VND par mois et par personne, à compter de la période d’imposition 2026.
- Le Vietnam a des conventions de non-double imposition en vigueur, notamment avec la France (depuis le 1er juillet 1994), le Royaume-Uni et l’Australie. Celle signée avec les États-Unis n’est pas entrée en vigueur.
Résidence fiscale
183 jours ou plus sur une année civile ou sur 12 mois consécutifs à compter de la première présence, ou un lieu de résidence habituelle au Vietnam : résidence permanente enregistrée ou logement loué au titre d’un bail à durée déterminée. Qui ne remplit aucune de ces conditions est non-résident.
Résident : revenu mondial
Cinq tranches à compter de la période d’imposition 2026 : 5 % jusqu’à 10 millions VND par mois, 10 % jusqu’à 30 millions, 20 % jusqu’à 60 millions, 30 % jusqu’à 100 millions, 35 % au-delà, sur le revenu imposable après déductions.
Non-résident
Taux forfaitaire de 20 % sur les revenus salariaux de source vietnamienne.
Déduction personnelle
15 500 000 VND par mois, et 6 200 000 VND par mois par personne à charge, à compter de la période d’imposition 2026.
Convention France-Vietnam
Signée le 10 février 1993, en vigueur depuis le 1er juillet 1994, visant à éviter les doubles impositions. Toujours applicable.
Le détail des textes et des sources
La résidence fiscale repose sur un critère de présence. Selon l’article 2 de la loi sur l’impôt sur le revenu des personnes physiques, est résidente la personne présente au Vietnam 183 jours ou plus sur une année civile ou sur 12 mois consécutifs à compter de sa première présence, ou qui dispose au Vietnam d’un lieu de résidence habituelle, que l’article définit comme une résidence permanente enregistrée ou un logement loué au Vietnam au titre d’un contrat de bail à durée déterminée. Qui ne remplit aucune de ces conditions est non-résident. Le critère est le même que sous la loi précédente, et c’est le pivot dont tout le reste dépend pour une personne dont les revenus sont versés depuis l’étranger.
La loi n° 109/2025/QH15, adoptée le 10 décembre 2025, a remplacé la loi de 2007. Elle est en vigueur depuis le 1er juillet 2026, mais ses dispositions sur les revenus salariaux et les revenus d’entreprise des résidents s’appliquent dès la période d’imposition 2026. Elle ramène le barème des résidents de sept à cinq tranches : 5 % sur le revenu imposable mensuel jusqu’à 10 millions VND, 10 % de 10 à 30 millions, 20 % de 30 à 60 millions, 30 % de 60 à 100 millions et 35 % au-delà de 100 millions VND, appliqués au revenu imposable après déductions. Le résident est imposé sur son revenu mondial, quel que soit le lieu de paiement. Le non-résident est imposé au taux forfaitaire de 20 % sur ses revenus salariaux de source vietnamienne, en application de l’article 21. Par ailleurs, la résolution 110/2025/UBTVQH15 du 17 octobre 2025 a porté la déduction personnelle à 15 500 000 VND par mois, soit 186 000 000 VND par an, et la déduction pour personne à charge à 6 200 000 VND par mois, en vigueur le 1er janvier 2026 et applicables dès la période d’imposition 2026. Cette présentation décrit un cadre légal, non un dispositif d’optimisation. La base d’imposition n’est pas uniforme dans la région, et le guide consacré à la Thaïlande expose séparément les règles thaïlandaises.
Entre la France et le Vietnam, une convention signée à Hanoi le 10 février 1993, publiée par le décret n° 94-1101 du 13 décembre 1994 et entrée en vigueur le 1er juillet 1994, vise à éviter les doubles impositions. Elle vise côté français l’impôt sur le revenu, l’impôt sur les sociétés et l’impôt de solidarité sur la fortune, et s’applique aussi aux impôts de nature identique ou analogue établis après sa signature qui s’ajouteraient à ces impôts ou les remplaceraient. Cette convention est toujours en vigueur. Le Vietnam a conclu d’autres conventions, notamment avec le Royaume-Uni, signée le 9 avril 1994 et entrée en vigueur le 15 décembre 1994, et avec l’Australie, signée le 13 avril 1992 et entrée en vigueur le 30 décembre 1992 ; celle signée avec les États-Unis à Washington le 7 juillet 2015 n’est pas entrée en vigueur, et le Vietnam ne figure pas sur la liste des conventions fiscales américaines publiée par l’Internal Revenue Service. L’effet d’une convention sur une situation donnée dépend du pays de résidence et de l’article invoqué.
Ces informations sont fournies à titre éducatif et factuel et ne constituent pas l’avis d’un avocat fiscaliste. L’appréciation de votre résidence fiscale, de vos obligations déclaratives et de l’application de la convention France-Vietnam à votre situation relève d’un avocat fiscaliste ou d’un expert-comptable. Le barème et les déductions ont tous deux changé à compter de la période d’imposition 2026.
5. Immobilier : usage du sol, propriété pour 50 ans et quotas
L’essentiel
- Au Vietnam, la terre ne fait pas l’objet d’une propriété privée : elle s’utilise au moyen de droits d’usage du sol, et les particuliers étrangers ne figurent pas parmi les catégories d’usagers du sol.
- Ce qu’un particulier étranger peut posséder, c’est un logement, c’est-à-dire un appartement ou une maison individuelle situés dans un projet de logements commerciaux. Le droit d’usage du sol et la propriété du logement sont deux objets distincts.
- La propriété est accordée pour une durée déterminée : 50 ans au plus à compter de la délivrance du certificat, prolongeable une fois, sur demande, pour 50 ans au plus, la durée étant inscrite sur le certificat lui-même.
- Le particulier étranger marié à un citoyen vietnamien résidant au Vietnam possède son logement avec les droits d’un propriétaire vietnamien. Le mariage avec un Vietnamien de l’étranger autorisé à entrer au Vietnam ouvre les conditions applicables aux Vietnamiens de l’étranger.
- Les quotas s’appliquent par immeuble et par zone : 30 % des appartements d’un même immeuble, et 250 maisons individuelles au plus dans une zone de 10 000 habitants. Reste à vérifier, transaction par transaction, que le programme est ouvert à la propriété étrangère, que le quota reste disponible et quelle durée portera le certificat.
Le détail des textes et des sources
Le trait structurant de l’immobilier vietnamien tient au régime foncier. La terre ne fait pas l’objet d’une propriété privée : elle s’utilise au moyen de droits d’usage du sol, et l’article 4 de la loi foncière de 2024, loi n° 31/2024/QH15, en vigueur depuis le 1er août 2024, énumère les catégories d’usagers du sol sans y inclure les particuliers étrangers. Ce qu’un particulier étranger peut posséder, c’est un logement, c’est-à-dire un appartement ou une maison individuelle situés dans un projet de logements commerciaux, en vertu de la loi sur le logement de 2023, loi n° 27/2023/QH15. Le droit d’usage du sol et la propriété du logement sont deux objets distincts.
La propriété est accordée pour une durée déterminée et non indéfiniment. L’article 20(2)(c) de la loi sur le logement de 2023 limite la propriété d’un logement par un particulier étranger à 50 ans à compter de la délivrance du certificat, prolongeable une fois, sur demande, pour une nouvelle période de 50 ans au plus, la durée étant inscrite sur le certificat lui-même. Le même point prévoit une exception : le particulier étranger marié à un citoyen vietnamien résidant au Vietnam possède son logement avec les droits d’un propriétaire vietnamien, et celui qui est marié à un Vietnamien de l’étranger autorisé à entrer au Vietnam le possède dans les conditions applicables aux Vietnamiens de l’étranger. Les quotas s’appliquent au niveau de l’immeuble et de la zone, et non au niveau national, et ils sont fixés par la loi : l’article 19(1) de la même loi limite les organisations et particuliers étrangers à 30 % des appartements d’un même immeuble d’habitation, et à 250 maisons individuelles au plus dans une zone dont la population équivaut à celle d’un quartier (phường). L’article 19(3) renvoie au gouvernement la définition de cette équivalence, et l’article 5 du décret 95/2024/ND-CP du 24 juillet 2024, en vigueur depuis le 1er août 2024, la fixe à 10 000 habitants et prévoit que, lorsqu’une zone compte deux projets de logements ou plus, la propriété peut se répartir entre eux, le plafond de 250 maisons s’appliquant à la zone dans son ensemble.
Le décret d’application est en vigueur : les modalités pratiques sont désormais publiées et non plus attendues. Reste à vérifier, transaction par transaction, que le programme fait partie de ceux où la propriété étrangère est autorisée, que le quota de l’immeuble ou de la zone visés reste disponible, et quelle durée portera effectivement le certificat. Les effets fiscaux de la détention, de la location ou de la cession d’un bien s’apprécient au regard de la section « Fiscalité ».
Ces informations sont fournies à titre éducatif et factuel et ne constituent pas l’avis d’un avocat. La vérification de l’ouverture d’un projet à la propriété étrangère, du quota étranger disponible et de la durée portée par le certificat relève d’un avocat ou d’un notaire. Les lois de 2023 et 2024 et leur décret d’application sont récents.
6. Formalités de séjour et cadre légal : déclaration, sécurité et prudence
L’essentiel
- Le séjour s’accompagne d’une obligation déclarative. Le séjour temporaire se déclare à la police de la commune, du quartier ou de la zone spéciale dont relève l’établissement d’hébergement, par l’intermédiaire de la personne qui le gère directement, et l’établissement doit demander le passeport et les documents de séjour avant d’accepter d’héberger un étranger.
- La déclaration se fait par voie électronique ou sur formulaire ; avec le formulaire, elle parvient à ce service de police dans les 12 heures suivant l’arrivée, ou dans les 24 heures en zone reculée. Un changement de lieu de séjour temporaire appelle une nouvelle déclaration, et en hébergement non commercial la déclaration se fait au poste de police le plus proche.
- La criminalité de droit commun est faible dans la plupart des régions, avec une petite délinquance à Hanoi, plus marquée à Ho Chi Minh Ville et dans les régions touristiques : vols à l’arraché souvent commis à moto, vols à la tire, escroqueries.
- La circulation urbaine est dense et signalée comme source d’accidents. Le port du casque à moto est obligatoire et la conduite de nuit est déconseillée.
- Les sanctions liées aux stupéfiants (détention, usage, distribution, fabrication) sont sévères quelle que soit la quantité et peuvent aller jusqu’à la peine de mort. Les jeux d’argent sont illégaux hors des casinos agréés, où un passeport étranger est exigé. L’importation de médicaments est strictement réglementée.
Le détail des textes et des sources
Un séjour au Vietnam s’accompagne d’une obligation déclarative, que l’article 33 de la loi n° 47/2014/QH13 répartit en deux. Selon l’article 33(1), l’étranger en séjour temporaire doit déclarer ce séjour, par l’intermédiaire de la personne qui gère directement l’établissement d’hébergement, à la police de la commune, du quartier ou de la zone spéciale, ou au poste de police, dont relève l’établissement ; l’établissement doit de son côté demander le passeport ou le document de voyage international et les documents relatifs au séjour au Vietnam, et faire la déclaration, avant d’accepter d’héberger quiconque. Selon l’article 33(2), la déclaration se fait par voie électronique ou sur un formulaire de déclaration de séjour temporaire ; lorsque le formulaire est utilisé, le gestionnaire le remplit et le transmet à ce service de police dans les 12 heures suivant l’arrivée de l’étranger dans l’établissement, ou dans les 24 heures en zone reculée.
L’établissement d’hébergement, tel que le définit l’article 32, couvre les hébergements touristiques et les pensions, mais aussi les logements des étrangers qui travaillent, étudient ou effectuent un stage, les établissements de santé et les maisons particulières. L’article 33(3) impose une nouvelle déclaration en cas de changement de lieu de séjour temporaire. Affaires mondiales Canada présente la même obligation du point de vue du voyageur, en précisant qu’en hébergement non commercial la déclaration se fait au poste de police le plus proche.
Sur le plan de la sécurité, France Diplomatie décrit un niveau de criminalité de droit commun faible dans la plupart des régions, avec toutefois une petite délinquance en développement à Hanoi et de manière plus marquée à Ho Chi Minh Ville, ainsi que dans les régions touristiques : vols à l’arraché souvent commis à moto, vols à la tire, escroqueries. La circulation urbaine, dense et liée au non-respect du code de la route, est signalée comme source d’accidents ; le port du casque à moto est obligatoire et la conduite de nuit est déconseillée. Ces éléments relèvent d’une information pratique, sans appréciation sur le pays.
Le cadre légal comporte enfin quelques points à connaître avant le départ, présentés ici de façon strictement factuelle. Selon le Foreign, Commonwealth and Development Office britannique, les sanctions pour détention, usage, distribution ou fabrication de stupéfiants sont sévères quelle que soit la quantité et peuvent aller jusqu’à la peine de mort. Pour les jeux d’argent, Affaires mondiales Canada indique qu’ils sont illégaux au Vietnam hors des casinos agréés, et qu’un passeport étranger est exigé pour jouer dans ces établissements. La réglementation d’importation de produits pharmaceutiques est stricte : France Diplomatie recommande aux voyageurs sous traitement de se munir d’une ordonnance nominative et de doses suffisantes. La règle générale demeure la prudence informationnelle : se renseigner sur la législation en vigueur avant le départ et consulter un avocat pour toute décision personnelle. Les voies de séjour correspondantes sont détaillées dans la section « Entrée et séjour ».
S’installer au Vietnam demande d’articuler trois lectures : un coût de la vie qui se lit ville par ville, à partir de chiffres datés plutôt que de la réputation ; un cadre d’entrée, de travail et de séjour construit à partir d’instruments distincts, chacun avec ses conditions et, pour les résolutions de dispense, sa date d’échéance ; et une fiscalité gouvernée par la règle des 183 jours, un barème réécrit pour la période d’imposition 2026 et un réseau de conventions fiscales qui ne couvre pas toutes les nationalités et dont fait partie la convention franco-vietnamienne. Comprises en amont et vérifiées auprès des sources officielles et d’avocats fiscalistes ou d’experts-comptables, ces règles posent les bases d’une installation sereine dans un pays dont la culture professionnelle récompense la patience et le lien personnel.
Secteurs clés & salaires au Vietnam
Les fourchettes ci-dessous sont indicatives, exprimées en dongs aux niveaux du marché local pour des postes basés au Vietnam, et non sous forme de packages d’expatriation. À titre de repère, le revenu mensuel moyen des travailleurs était de 8,4 millions VND en 2025, et de 10,1 millions en zone urbaine.
EXPATRIATION.IO
Vous avez un projet au Vietnam ?
Visa, résidence, investissement immobilier, fiscalité : notre équipe peut partager des éléments sur le contexte de votre projet et vous orienter vers les professionnels indépendants compétents (avocats, fiscalistes, agents immobiliers) selon votre situation. Premier entretien sans engagement.
Discutons de votre projet →Les bons réflexes au Vietnam
Vérifiez que votre passeport reste valable six mois au moins à l’entrée, et repérez la dispense de visa propre à votre nationalité (de 14 à 90 jours selon les pays, e-visa sinon) avant un premier séjour de reconnaissance.
Comparez les loyers ville par ville avant de choisir : selon Numbeo, à l’été 2026, un appartement d’une chambre en centre-ville coûtait plus cher à Da Nang qu’à Hanoi.
Le séjour temporaire se déclare à la police locale par l’intermédiaire du gestionnaire de votre hébergement, et se déclare à nouveau à chaque changement de lieu de séjour.
Apprenez quelques formules de politesse en vietnamien et acceptez les invitations à partager un repas : le lien personnel ouvre les portes.
Portez toujours le casque à moto et évitez la conduite de nuit, la circulation urbaine étant dense et accidentogène.
Dimensions culturelles au Vietnam
Comprendre les codes culturels professionnels pour réussir votre intégration au Vietnam.
Chaque dimension situe le pays sur une échelle de 0 à 8 entre ses deux pôles. Cadre d’analyse et sources : notre méthodologie.
Communication
Le Vietnam se situe du côté haut contexte de la grille de Hall : une part importante du sens passe par l’implicite, le non-dit et la relation, plutôt que par l’énoncé explicite. Cette orientation prolonge une tradition confucéenne et un collectivisme marqué, où préserver l’harmonie du groupe conduit à privilégier l’allusion et la lecture entre les lignes. Un interlocuteur vietnamien attend souvent que son vis-à-vis saisisse ce qui n’est pas dit, à partir du statut, de la situation et de l’histoire relationnelle partagée. Une réelle tolérance à l’incertitude autorise toutefois une franchise pragmatique dans les échanges concrets. Pour un cadre français habitué à un registre plus direct, l’enjeu est d’apprendre à écouter le contexte autant que les mots.
À faire
- Prêter attention au ton, aux silences et à ce qui n’est pas formulé explicitement
- Reformuler les points importants et confirmer par écrit après une réunion
- Investir du temps dans la relation avant d’attendre des échanges très directs
À éviter
- Prendre chaque mot au pied de la lettre en ignorant le contexte relationnel
- Interpréter une réponse évasive comme une absence de position
- Exiger d’emblée une franchise frontale au risque de mettre l’interlocuteur mal à l’aise
Scénario concret
En France, un collègue vous dit clairement qu’un délai est intenable et propose une alternative. Au Vietnam, la même réserve peut s’exprimer par un silence, un « nous allons voir » ou une hésitation à s’engager. Décoder ce signal implicite évite de croire à un accord qui n’existe pas.
Feedback
Le feedback au Vietnam est plutôt indirect : la critique se formule avec ménagement pour préserver la face de chacun. Dans une société collectiviste, où l’on résout volontiers par la négociation et l’implication, le retour négatif frontal est évité car il fragilise l’harmonie du groupe et expose celui qui le reçoit. La critique passe souvent par un tiers, par l’allusion ou par un cadrage positif qui adoucit le message. Une certaine simplicité de ton reste toutefois de mise dans les relations bien établies. Un manager étranger gagne à formuler ses retours en privé, à valoriser d’abord ce qui fonctionne, puis à suggérer les ajustements plutôt qu’à les asséner.
À faire
- Formuler les retours négatifs en privé et avec des formes attentives
- Commencer par reconnaître ce qui fonctionne avant de suggérer un ajustement
- Passer si besoin par un intermédiaire de confiance pour un message délicat
À éviter
- Critiquer une personne devant le groupe ou en réunion ouverte
- Employer un ton cassant en croyant faire preuve d’efficacité
- Confondre l’absence de critique reçue avec une absence de désaccord
Scénario concret
En France, un responsable peut pointer une erreur directement en réunion, y voyant un signe de rigueur. Au Vietnam, le même geste public ferait perdre la face et blesserait durablement. Le même message, donné en aparté et enrobé, sera bien mieux entendu.
Persuasion
Le registre de persuasion vietnamien penche vers l’inductif et le pragmatique : on part volontiers des cas concrets et de l’expérience plutôt que d’exposer d’abord de grands principes théoriques. Selon la lecture des styles intellectuels de Galtung, cette orientation privilégie l’application et l’exemple, une tendance renforcée par une tolérance à l’incertitude élevée qui fait primer la pratique sur les principes. L’ambiguïté est bien acceptée et la démonstration procède souvent par accumulation d’éléments tangibles. Le positionnement demeure inductif sans être extrême, car l’héritage lettré confucéen conserve une place réelle au cadre général et à l’autorité du savoir. Pour convaincre, il est généralement plus efficace de montrer des résultats, des précédents et des bénéfices concrets que de dérouler une argumentation abstraite.
À faire
- Appuyer une proposition sur des exemples, des précédents et des résultats tangibles
- Montrer concrètement le bénéfice avant d’exposer la théorie
- Rester souple face à l’ambiguïté et laisser la démonstration se construire par étapes
À éviter
- Ouvrir par un long exposé de principes abstraits déconnecté des cas
- Exiger un cadre théorique complet avant toute décision pratique
- Négliger l’autorité que confère un savoir reconnu et une expérience établie
Scénario concret
En France, une note stratégique déroule souvent le raisonnement de principe avant les applications. Au Vietnam, un pilote concret et des chiffres de terrain emportent plus facilement l’adhésion. Montrer que la solution a déjà fonctionné ailleurs pèse davantage qu’un argumentaire conceptuel.
Direction
La culture professionnelle vietnamienne est nettement hiérarchique : les rapports d’autorité, la seniorité et l’âge structurent fortement l’organisation. La distance hiérarchique élevée traduit une acceptation de l’inégalité de statut, un respect marqué du supérieur et de l’aîné, et des initiatives qui descendent volontiers du sommet. Le cadre confucéen renforce cette déférence à l’autorité et à l’expérience. Un cadre étranger gagne à reconnaître les titres et l’ancienneté, à respecter la chaîne hiérarchique et à ne pas court-circuiter un responsable, tout en restant attentif au fait que l’autorité s’exerce ici avec une dimension paternaliste et protectrice.
À faire
- Respecter la chaîne hiérarchique et s’adresser au bon niveau de responsabilité
- Marquer de la déférence envers l’âge et l’ancienneté des interlocuteurs
- Assumer clairement son rôle de décideur quand la position l’exige
À éviter
- Court-circuiter un responsable en s’adressant directement à son équipe
- Traiter les échelons comme interchangeables au nom de l’horizontalité
- Attendre des subordonnés qu’ils contredisent ouvertement un supérieur
Scénario concret
Une entreprise plus horizontale peut valoriser un management où chacun interpelle qui il veut. Au Vietnam, adresser une demande à un collaborateur sans passer par son responsable peut être perçu comme un manque d’égard. Respecter l’ordre hiérarchique fluidifie la coopération.
Décision
La décision au Vietnam est plutôt descendante, mais teintée d’une recherche d’assentiment collectif. La distance hiérarchique élevée oriente la décision vers le sommet, le dirigeant tranchant après consultation. Toutefois, le collectivisme marqué et l’habitude de décider par implication atténuent le pur schéma top-down : on recherche l’adhésion du groupe et un accord de façade avant d’acter. Le positionnement se situe donc en position médiane haute, entre l’autorité du chef et l’importance de l’assentiment collectif. Concrètement, une décision peut sembler lente à venir car elle mûrit dans des échanges informels, puis se formaliser rapidement une fois l’adhésion réunie. Un interlocuteur étranger a intérêt à identifier le décideur réel tout en cultivant l’accord des parties prenantes autour de lui.
À faire
- Identifier le décideur réel tout en soignant l’adhésion de son entourage
- Laisser le temps aux échanges informels qui préparent l’accord
- Confirmer une décision une fois le consensus de façade établi
À éviter
- Forcer une décision rapide en négligeant le besoin d’assentiment du groupe
- Croire qu’un accord de principe en réunion vaut engagement ferme immédiat
- Ignorer le rôle du dirigeant en misant sur une décision purement collective
Scénario concret
Dans une organisation plus collégiale, un comité peut acter une décision par vote en séance. Au Vietnam, la réunion officialise souvent un accord déjà construit en coulisses, et le dernier mot revient au responsable. Préparer le terrain en amont compte plus que la discussion publique.
Confiance
La confiance au Vietnam se fonde d’abord sur la relation : le lien personnel précède et conditionne l’affaire. Le collectivisme prononcé du pays fait de la confiance un actif relationnel qui se construit dans la durée, par la loyauté au groupe, le réseau et la réputation, avant la seule compétence ou la transaction. Le repas partagé, la relation nouée hors du strict cadre professionnel et la recommandation au sein du réseau sont déterminants pour ouvrir des portes. Le positionnement est fortement orienté vers la relation, cohérent avec un collectivisme élevé. Pour un cadre étranger, cela signifie qu’il faut investir du temps social avant d’attendre des résultats, et accepter que la première réunion serve autant à se jauger qu’à traiter le fond du dossier.
À faire
- Investir du temps dans les repas et les moments informels partagés
- Cultiver la relation dans la durée avant d’attendre des engagements
- Soigner sa réputation et s’appuyer sur des recommandations du réseau
À éviter
- Entrer directement dans la négociation sans avoir construit le lien
- Traiter la relation comme un préambule accessoire à expédier
- Changer sans cesse d’interlocuteur au risque de repartir de zéro
Scénario concret
En France, un contrat solide peut suffire à lancer une collaboration entre parties qui se connaissent peu. Au Vietnam, l’affaire avance rarement avant que la confiance personnelle ne soit établie, souvent autour d’un repas. Le temps investi dans la relation n’est pas perdu, il conditionne la suite.
Désaccord
Le désaccord au Vietnam est plutôt évité en public : la confrontation ouverte menace l’harmonie du groupe et la face de chacun. Dans une culture collectiviste, le désaccord frontal est peu valorisé et se traite en privé, par intermédiaire ou par voie détournée, plutôt qu’exprimé en réunion. Le positionnement se situe du côté de l’évitement, sans extrême. Un cadre étranger gagne à ne pas provoquer d’affrontement ouvert, à laisser des portes de sortie honorables et à traiter les points sensibles en aparté.
À faire
- Aborder les points sensibles en privé plutôt qu’en réunion ouverte
- Laisser à l’interlocuteur une issue honorable qui préserve sa face
- Lire les signaux indirects de désaccord derrière une approbation polie
À éviter
- Chercher la confrontation directe en croyant clarifier le débat
- Pousser un interlocuteur à se contredire publiquement devant ses pairs
- Prendre un « oui » de politesse pour un accord réel sur le fond
Scénario concret
En France, un désaccord exprimé ouvertement en réunion peut être vu comme un débat sain. Au Vietnam, le même échange frontal ferait perdre la face et bloquerait la relation. Traiter le point de friction en aparté, en douceur, préserve à la fois l’accord et le lien.
Temps
Le rapport au temps au Vietnam est plutôt flexible et polychronique : plusieurs fils sont menés de front, le planning s’adapte et la relation prime souvent sur l’agenda. Cette souplesse s’accompagne d’une réelle aisance avec l’imprévu et le changement de plan. Le positionnement se situe du côté flexible, mais il est tempéré par les usages des pôles urbains : à Hanoi, Ho Chi Minh Ville et Da Nang, la ponctualité des rendez-vous d’affaires est attendue, en particulier dans les environnements internationaux. Un cadre étranger a donc intérêt à arriver à l’heure à ses réunions formelles tout en gardant de la souplesse sur le déroulé, les délais et les imprévus, et à ne pas s’irriter d’un calendrier qui se réajuste en cours de route.
À faire
- Arriver à l’heure aux rendez-vous d’affaires formels des pôles urbains
- Garder de la souplesse sur le déroulé, les délais et les imprévus
- Confirmer les rendez-vous importants la veille pour sécuriser le créneau
À éviter
- Traiter tout retard ou ajustement de planning comme un manque de sérieux
- Verrouiller un agenda rigide sans marge pour les aléas
- Négliger la ponctualité attendue dans les contextes formels et internationaux
Scénario concret
En France, un agenda de réunion se tient généralement au créneau près. Au Vietnam, on arrive à l’heure au rendez-vous d’affaires formel, mais le déroulé peut se réorganiser et déborder au gré des priorités. Rester ponctuel sans être rigide sur la suite est le bon équilibre.
Les faux pas à éviter
Reprendre publiquement un collaborateur vietnamien lors d’une réunion, en pointant son erreur devant le groupe.
La critique frontale en public fait perdre la face et heurte la logique d’harmonie propre à une culture collectiviste de haut contexte, ce qui abîme durablement la relation de travail.
À privilégier : Aborder le point en aparté, commencer par reconnaître ce qui fonctionne, puis suggérer l’ajustement avec des formes attentives.
Court-circuiter un responsable en s’adressant directement à son équipe pour accélérer un dossier.
Dans une culture à forte distance hiérarchique et de tradition confucéenne, contourner la chaîne d’autorité est perçu comme un manque d’égard envers le responsable et met les subordonnés en position inconfortable.
À privilégier : Passer par le bon niveau hiérarchique, marquer du respect envers l’ancienneté, et laisser le responsable relayer la demande à son équipe.
Entrer d’emblée dans la négociation dès la première rencontre, sans temps consacré à la relation.
La confiance étant ici un actif relationnel qui se construit dans la durée, expédier la phase de mise en relation signale un intérêt purement transactionnel et ralentit en réalité l’affaire.
À privilégier : Investir la première rencontre dans la connaissance mutuelle, accepter un repas partagé, et laisser le lien personnel précéder la discussion de fond.
Vietnam et France : les différences clés
| Dimension | ||
|---|---|---|
| Communication | Plutôt bas contexte : le sens repose sur l’énoncé explicite et direct. | Haut contexte : une large part du sens passe par l’implicite, le statut et la relation. |
| Feedback | Feedback relativement direct, la critique pouvant s’exprimer ouvertement. | Feedback indirect : la critique se formule avec ménagement pour préserver la face. |
| Persuasion | Tradition plutôt déductive : on expose les principes avant les applications. | Registre inductif et pragmatique : on part des cas concrets et de l’expérience. |
| Hiérarchie | Distance hiérarchique assez marquée | Culture nettement hiérarchique : autorité, seniorité et âge structurent l’organisation. |
| Décision | Décision souvent portée par le responsable après débat argumenté. | Décision plutôt descendante mais nourrie d’une recherche d’assentiment collectif. |
| Ponctualité | Temps plutôt linéaire : l’agenda et les créneaux sont respectés. | Temps plutôt flexible, avec une ponctualité réelle des rendez-vous formels urbains. |
| Confiance | Confiance qui s’appuie largement sur la compétence et le cadre contractuel. | Confiance fondée sur la relation : le lien personnel précède et conditionne l’affaire. |
| Désaccord | Le désaccord ouvert peut être vu comme un débat sain et légitime. | Désaccord plutôt évité en public : la confrontation menace l’harmonie et la face. |
Conseils pratiques
Vos premières semaines au Vietnam
- Le séjour temporaire se déclare à la police locale par l’intermédiaire du gestionnaire du logement où vous séjournez.
- Ouvrez-vous à la relation avant les affaires : acceptez les invitations, partagez un repas, apprenez quelques mots de vietnamien.
- Repérez les codes hiérarchiques de votre environnement, en observant qui décide, qui relaie et à qui s’adresser.
- Adaptez votre rythme : soyez ponctuel aux rendez-vous formels tout en gardant de la souplesse sur les délais et le déroulé.
Établir un partenariat avec une entreprise vietnamienne
- Investissez la première rencontre dans la construction du lien personnel avant d’aborder le fond du dossier.
- Appuyez vos propositions sur des cas concrets, des précédents et des bénéfices tangibles plutôt que sur des principes abstraits.
- Identifiez le décideur réel tout en cultivant l’adhésion de son entourage, la décision mûrissant souvent en coulisses.
- Traitez les points de friction en aparté et laissez à vos interlocuteurs une issue honorable qui préserve la face.
Questions fréquentes
Combien de temps peut-on rester au Vietnam sans visa ?
Cela dépend du passeport : quatre voies d’entrée tiennent à la nationalité. Les ressortissants de l’Allemagne, de la France, de l’Italie, de l’Espagne, du Royaume-Uni, de la Russie, du Japon, de la République de Corée, du Danemark, de la Suède, de la Norvège et de la Finlande disposent de 45 jours à compter de la date d’entrée, quel que soit le motif, jusqu’au 14 mars 2028. Ceux de la Belgique, de la Bulgarie, de la Croatie, de la Tchéquie, de la Hongrie, du Luxembourg, des Pays-Bas, de la Pologne, de la Roumanie, de la Slovaquie, de la Slovénie et de la Suisse disposent des mêmes 45 jours pour le tourisme, jusqu’au 14 août 2028. Des accords bilatéraux donnent aux titulaires d’un passeport ordinaire 30 jours pour le Cambodge, l’Indonésie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Laos, la Malaisie, la Mongolie, le Myanmar, Singapour et la Thaïlande, 30 jours dans la limite de 90 jours par année civile pour le Bélarus, 21 jours pour les Philippines, 14 jours pour Brunei et 90 jours pour le Chili et le Panama, plusieurs sous conditions, comme six mois de validité du passeport, une limite tenant au motif d’entrée ou un billet de retour. Une nationalité qu’aucune de ces voies ne couvre, dont les passeports américains, canadiens, australiens, indiens, irlandais, nigérians et sud-africains, passe par un e-visa de 90 jours au plus. D’autres dispenses ne dépendent pas de la nationalité, notamment pour le titulaire d’une carte de résidence et pour le conjoint ou les enfants étrangers d’un citoyen vietnamien, et une dispense distincte de 30 jours couvre les séjours à Phu Quoc. Les voies d’entrée sont exposées dans la section Entrée et séjour.
À partir de quand devient-on résident fiscal au Vietnam ?
Est résidente fiscale la personne présente au Vietnam 183 jours ou plus sur une année civile ou sur 12 mois consécutifs à compter de sa première présence, ou qui y dispose d’un lieu de résidence habituelle, c’est-à-dire une résidence permanente enregistrée ou un logement loué au titre d’un bail à durée déterminée. Le résident est imposé sur son revenu mondial, le non-résident au taux forfaitaire de 20 % sur ses revenus salariaux de source vietnamienne. Ce cadre est développé dans la section Fiscalité.
Comment fonctionne le barème de l’impôt sur le revenu ?
Le barème des résidents est passé de sept à cinq tranches à compter de la période d’imposition 2026 : 5 % sur le revenu imposable mensuel jusqu’à 10 millions VND, puis 10 %, 20 %, 30 % et 35 % au-delà de 100 millions VND. La déduction personnelle a été portée à 15 500 000 VND par mois et la déduction pour personne à charge à 6 200 000 VND. Les modalités sont présentées à titre factuel dans la section Fiscalité.
Existe-t-il une convention fiscale entre la France et le Vietnam ?
Oui. Une convention signée à Hanoi le 10 février 1993, entrée en vigueur le 1er juillet 1994, vise à éviter les doubles impositions entre les deux pays et demeure applicable. Le Vietnam a aussi conclu des conventions avec d’autres pays, dont le Royaume-Uni et l’Australie ; celle signée avec les États-Unis le 7 juillet 2015 n’est pas entrée en vigueur. L’appréciation de l’effet de la convention sur votre situation relève d’un avocat fiscaliste ou d’un expert-comptable, comme le rappelle la section Fiscalité.
Un étranger peut-il acheter un bien immobilier au Vietnam ?
Un particulier étranger ne peut pas détenir de terrain, mais il peut posséder un logement dans un projet de logements commerciaux : la propriété court pour 50 ans au plus à compter de la date du certificat, prolongeable une fois pour 50 ans au plus, et le particulier étranger marié à un citoyen vietnamien résidant au Vietnam possède son logement avec les droits d’un propriétaire vietnamien. La propriété étrangère est plafonnée à 30 % des appartements d’un même immeuble et à 250 maisons individuelles par zone équivalant à un quartier, soit une zone de 10 000 habitants. Le cadre est détaillé dans la section Immobilier.
Quelle ville choisir entre Hanoi, Ho Chi Minh Ville et Da Nang ?
Ho Chi Minh Ville est la plus grande et, sur les loyers publiés en centre-ville, la plus chère ; Hanoi conserve une atmosphère plus institutionnelle et affiche aujourd’hui les loyers de centre-ville les plus bas des trois ; Da Nang associe un cadre littoral à des loyers de centre-ville supérieurs à ceux de Hanoi. Les chiffres sont comparés dans la section Coût de la vie.
Faut-il un permis pour travailler au Vietnam ?
En principe oui, avec la catégorie de visa LD2. Depuis le 7 août 2025, l’approbation du besoin de main-d’œuvre étrangère est intégrée à la demande de permis, et les dirigeants, directeurs exécutifs, experts et travailleurs techniques dont le temps de travail total au Vietnam est inférieur à 90 jours par année civile en sont dispensés, à condition que l’employeur adresse une notification écrite au moins 3 jours ouvrés avant la prise de fonction. Une catégorie de visa d’affaires n’autorise pas l’emploi salarié. Les distinctions sont exposées dans la section Secteurs et salaires et la section Entrée et séjour.
Quel est le coût de la vie au Vietnam ?
Numbeo estime le coût mensuel d’une personne seule, hors loyer, à environ 12,7 millions VND à Ho Chi Minh Ville, 11,8 millions à Hanoi et 11,7 millions à Da Nang, avec un appartement d’une chambre en centre-ville à environ 15, 11 et 13,6 millions VND respectivement. À titre de repère, le revenu mensuel moyen des travailleurs était de 8,4 millions VND en 2025. Les chiffres sont détaillés dans la section Coût de la vie.
Sources des données : registre des Français établis hors de France (31 décembre 2025, inscription facultative : le chiffre est un plancher), CLEISS et conventions fiscales internationales ; OFS, statistique des Suisses de l’étranger et STATPOP, OFAS, conventions de sécurité sociale et SFI, conventions de double imposition (listes suisses au 1er janvier 2026).