🇪🇪 Estonie
Simulateur salaire net Estonie 2026 : taux unique et exemption de base
Estonie : taux unique de 22 % en 2026, appliqué après une exemption de base de 8 400 EUR par an devenue uniforme le 1er janvier 2026, et après les deux retenues salariales d’assurance chômage (1,6 %) et de retraite par capitalisation (2 %), toutes deux déductibles. Le calculateur EXPATRIATION.IO convertit le brut en net selon la loi estonienne sur l’impôt sur le revenu et les taux publiés par le Maksu- ja Tolliamet.
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Détail par tranche d’imposition
| Tranche | Taux | Montant | Impôt |
|---|---|---|---|
| 0 € – ∞ | 22,0 % | 11 555 € | 2 542 € |
| Impôt sur le revenu | 2 542 € | ||
Détail des cotisations sociales
Cotisations patronales
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| Calculateur | Rapport | |
|---|---|---|
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Ceci est une estimation basée sur les taux officiels 2026. Les situations fiscales varient selon les circonstances individuelles. Consultez toujours un avocat fiscaliste ou un expert-comptable.
🇪🇪 Estonie
L’Estonie impose les salaires à un taux unique de 22 %, fixé par le § 4 lõige 1 de la loi sur l’impôt sur le revenu et inchangé depuis le 1er janvier 2025. La nouveauté 2026 est l’exemption de base : depuis le 1er janvier 2026 elle vaut 8 400 EUR par an, 700 par mois, quel que soit le revenu. La version dégressive avec le revenu, la « bosse fiscale », a été abrogée à la même date. L’exemption de 8 400 EUR, elle, ne s’applique plus du tout à partir de la période d’imposition où le contribuable atteint l’âge de la retraite, une exemption distincte de 9 312 EUR prenant sa place, et l’employeur en applique un douzième chaque mois sur demande écrite du salarié. L’assiette est le brut diminué des cotisations salariales, qui sont déductibles : l’assurance chômage à 1,6 % et, pour un affilié au deuxième pilier, la retraite par capitalisation à 2 %, taux par défaut qu’il peut porter à 4 % ou 6 %. La taxe sociale de 33 % est à la charge du seul employeur, avec 0,8 % d’assurance chômage, et aucune des deux n’est retenue sur le salaire. Le taux avait été porté à 24 % pour 2026 par une loi de juin 2025, mais la modification a été supprimée en décembre 2025 avant d’avoir jamais joué.
Étape suivante
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Ce que le calcul reproduit, ce qu’il ne modélise pas
Ce calcul reproduit l’assiette d’une paie estonienne, le brut moins les cotisations salariales que la loi rend déductibles, l’assurance chômage à 1,6 % et la retraite par capitalisation du deuxième pilier à 2 % ; l’exemption de base de 8 400 EUR par an, uniforme depuis le 1er janvier 2026 ; et le taux unique de 22 % sur ce qui reste. Il chiffre du côté de l’employeur la taxe sociale de 33 % et l’assurance chômage de 0,8 %, dont aucune n’est retenue sur le salaire. Le modèle est celui d’une année fiscale complète pour un salarié résident, affilié au deuxième pilier au taux par défaut et ayant demandé à son employeur d’appliquer l’exemption de base, et chacune de ces trois hypothèses peut être fausse. Le taux de la retraite par capitalisation est de 2 % sauf si l’affilié a demandé au teneur du registre 4 % ou 6 %, choix que le § 9 lõige 2 de la loi sur les retraites par capitalisation lie pour au moins une année civile. Ce qui peut changer trois fois par an, au 1er janvier, au 1er mai et au 1er septembre, est autre chose : le fait même que la cotisation soit due, au titre du § 27-1 lõige 2, quelle qu’en soit la raison. L’affiliation elle-même n’est pas universelle : le § 66 lõige 1 de la loi sur les retraites par capitalisation dispense qui est né avant le 1er janvier 1983 et n’a jamais adhéré, et le § 27-1 permet à l’affilié de cesser de cotiser sur demande, auquel cas la ligne de 2 % disparaît et l’assiette imposable augmente d’autant. L’exemption de base n’est appliquée mensuellement que si le salarié a signé la demande, que le § 42 lõige 2 réserve à un seul redevable choisi par le contribuable hors les deux cas de ses lõiked 2-3 et 2-4 ; prise annuellement, elle donne le même résultat sur l’année mais pas le même net mensuel. À partir de la période d’imposition où le contribuable atteint l’âge de la retraite, l’exemption de 8 400 EUR ne s’applique plus et une autre, de 9 312 EUR, prend sa place, et l’obligation de retenir la cotisation chômage du salarié cesse le dernier jour du mois où cet âge est atteint ou une retraite anticipée ou flexible accordée. Non modélisés : la déduction du § 28 au titre de la retraite complémentaire par capitalisation et du PEPP, que son lõige 2 plafonne à 15 % du revenu imposable estonien du contribuable et à 6 000 EUR, et qu’un employeur peut appliquer dès la retenue ; les déductions pour frais de formation et pour dons, que le § 28-2 lõige 1 plafonne ensemble à 1 200 EUR et à 50 % du revenu ; et l’obligation minimale de taxe sociale de l’employeur, calculée sur un montant mensuel de 886 EUR en 2026, qui ne joue qu’en dessous de ce salaire et ne change jamais le net du salarié. Hors calcul : les revenus autres que le salaire, le statut de non-résident, et les arrondis de la paie, les montants étant ici exacts au centime là où la paie arrondit chaque mois.
Système fiscal en Estonie
L’Estonie impose les salaires à un taux unique de 22 % en 2026, fixé par le § 4 lõige 1 de la tulumaksuseadus et inchangé depuis le 1er janvier 2025. Ce qui a changé au 1er janvier 2026, c’est l’exemption de base : elle vaut désormais 8 400 EUR par an, 700 par mois, quel que soit le revenu, les alinéas qui la faisaient décroître avec le salaire, la « bosse fiscale », ayant été abrogés à cette date. L’employeur en applique un douzième chaque mois si le salarié le lui a demandé par écrit. L’assiette est le brut diminué des deux cotisations salariales, toutes deux déductibles : l’assurance chômage à 1,6 % et, pour un affilié au deuxième pilier, la retraite par capitalisation à 2 %, taux par défaut que l’affilié peut porter à 4 % ou 6 %. La taxe sociale de 33 % qui finance retraites et santé est à la charge du seul employeur, avec 0,8 % d’assurance chômage, et n’est jamais retenue sur le salaire. Sur la médiane annualisée, 20 700 EUR brut par an, soit 1 724 EUR par mois en 2025, il reste 1 451 EUR net par mois à une personne seule.
Barème de l’impôt 2026
| Revenu imposable | Taux |
|---|---|
| 0 € et plus | 22 % |
Cotisations sociales salariales
| Cotisation | Taux | Plafond annuel |
|---|---|---|
| Assurance chômage (salarié, 1,6 %) | 1,6 % | Sans plafond |
| Retraite par capitalisation, 2e pilier (2 %) | 2 % | Sans plafond |
Brut en net : salaires courants (2026)
Personne seule sans enfant, barème et cotisations salariales standard. Estimations indicatives, identiques au simulateur ci-dessus.
| Brut par mois (sur 12) | Brut annuel | Net annuel | Net par mois (sur 12) | Coût employeur annuel | Prélèvements totaux |
|---|---|---|---|---|---|
| 946 € | 11 352 € | 10 384 € | 865 € | 15 189 € | 8,5 % |
| 1 250 € | 15 000 € | 13 127 € | 1 094 € | 20 070 € | 12,5 % |
| 1 725 € | 20 700 € | 17 413 € | 1 451 € | 27 697 € | 15,9 % |
| 2 092 € | 25 104 € | 20 724 € | 1 727 € | 33 589 € | 17,4 % |
| 2 500 € | 30 000 € | 24 406 € | 2 034 € | 40 140 € | 18,6 % |
| 3 500 € | 42 000 € | 33 429 € | 2 786 € | 56 196 € | 20,4 % |
| 5 000 € | 60 000 € | 46 963 € | 3 914 € | 80 280 € | 21,7 % |
| 7 000 € | 84 000 € | 65 009 € | 5 417 € | 112 392 € | 22,6 % |
Repères de salaire en Estonie
Le salaire minimum mensuel vaut pour un temps plein ; le taux horaire est celui que le même règlement fixe à côté. La médiane et la moyenne sont des salaires mensuels BRUTS, toutes activités économiques confondues, issus de la statistique annuelle des salaires de l’institut estonien de la statistique. Aucun des deux n’est un montant net : le simulateur ci-dessus les convertit.
| Repère | Montant brut | Source |
|---|---|---|
| Salaire minimum légal (2026) | 946 EUR brut par mois (temps plein) | Vabariigi Valitsuse määrus nr 36 (RT I, 24.03.2026, 5) |
| Salaire minimum légal (2026) | 5,67 EUR brut par heure | Vabariigi Valitsuse määrus nr 36 (RT I, 24.03.2026, 5) |
| Salaire médian (2025) | 1 724 EUR brut par mois (toutes activités) | Statistikaamet, PA101 |
| Salaire moyen (2025) | 2 092 EUR brut par mois (toutes activités) | Statistikaamet, PA101 |
La hausse à 24 % a été votée, puis supprimée avant de jouer
Une loi du 18 juin 2025 a touché trois textes à la fois : elle abroge la taxe de sécurité, porte de 20 % à 22 % le taux du compte d’entrepreneur simplifié, et remplace par son § 3 « 22 » par « 24 » au § 4 lõige 1 de la loi sur l’impôt sur le revenu et « 0,78 » par « 0,76 » au § 4 lõige 1-1, avec effet au 1er janvier 2026. À ne lire que cette loi, le taux 2026 est de 24 %. Il ne l’est pas. Une loi du 3 décembre 2025, publiée le 18 décembre, dispose en une phrase que « les §§ 1 et 3 ainsi que le § 4 lõige 1 » de la loi de juin « sont supprimés », et son propre § 3 ne diffère au 1er janvier 2026 que sa seconde section, laissant la suppression à la règle générale d’entrée en vigueur. L’abrogation de la taxe de sécurité, elle, tient ; la hausse du taux n’est jamais entrée en vigueur.
C’est le texte consolidé qui tranche, et il le dit deux fois. Le § 4 lõige 1 porte toujours 22 %, annoté de la modification de 2023 qui l’y a amené le 1er janvier 2025, et la table des actes modificatifs porte la loi de juin 2025 suivie des mots « välja jäetud », supprimée, et de la référence de la loi de décembre. Les deux rédactions que le Riigi Teataja publiait pour l’avenir au 13 septembre 2026, celle du 30 septembre et la dernière au 31 décembre, gardent l’une et l’autre 22 % et l’exemption de 8 400 EUR : aucune hausse n’est votée pour 2027 non plus.
Sources : Loi sur l’impôt sur le revenu, § 4 et § 23 (Riigi Teataja, texte consolidé) · Loi du 18 juin 2025 abrogeant la taxe de sécurité et portant le taux à 24 % · Loi du 3 décembre 2025 supprimant la hausse du taux
L’exemption de base a cessé de décroître avec le revenu
Jusqu’en 2025, l’exemption estonienne diminuait à mesure que le salaire montait, ce qui créait une plage de revenus imposée à un taux effectif bien supérieur au taux affiché, la maksuküür, la « bosse fiscale ». Les lõiked 2 à 5 du § 23 portaient ce mécanisme et sont tous marqués abrogés au 1er janvier 2026. Il ne reste que le lõige 1 : 8 400 EUR retranchés du revenu du résident, 700 par mois, quel que soit le revenu. La réforme avait été votée le 20 juin 2023 pour le 1er janvier 2025, puis reportée d’un an en décembre 2024.
Deux conditions y restent attachées en paie. L’employeur n’en applique un douzième par mois que si le salarié le lui a demandé par écrit, et le § 42 lõige 2 réserve cette demande à un seul redevable choisi par le contribuable, sauf dans les deux cas de ses lõiked 2-3 et 2-4 : qui n’a pas signé voit retenir les 22 % pleins et récupère la différence au décompte annuel. Et à partir de la période d’imposition où le contribuable atteint l’âge de la retraite, les 8 400 EUR ne s’appliquent plus du tout : le § 23-5 met à leur place une exemption distincte de 9 312 EUR. La caisse d’assurance sociale en applique un douzième chaque mois sur la pension, sans aucune demande, mais sur la seule pension : si celle-ci est inférieure à ce douzième, le § 42 lõige 1-3 impute d’abord la différence sur les versements de la retraite par capitalisation obligatoire, et un employeur n’applique le reste sur le salaire que sur demande ÉCRITE du contribuable. Le retraité qui travaille a donc encore un formulaire à signer.
Sources : Loi sur l’impôt sur le revenu, § 23, § 23-5 et § 42 (Riigi Teataja, texte consolidé) · Taux d’imposition 2026 (administration estonienne des impôts et des douanes)
Les 2 % du deuxième pilier sont un défaut, et tout le monde ne les doit pas
La cotisation du deuxième pilier vaut 2 % du salaire, et le § 9 de la loi sur les retraites par capitalisation l’écrit comme ce qui s’applique à défaut de demande de 4 % ou 6 % auprès du teneur du registre. Un taux choisi engage au moins une année civile, au titre du § 9 lõige 2. Les trois dates que connaît la paie estonienne, 1er janvier, 1er mai et 1er septembre, ne sont pas celles du taux : ce sont celles où l’OBLIGATION de retenue peut changer, au titre du § 27-1 lõige 2, raison pour laquelle l’administration invite les comptables à vérifier le registre chaque décembre, avril et août, et précise que cela vaut quelle qu’en soit la cause, que la personne quitte le deuxième pilier, suspende ses versements, en prenne sa retraite ou y adhère.
Qu’elle soit due ou non tient à une date de naissance et à un formulaire. Le § 66 lõige 1 dispose que la personne née avant le 1er janvier 1983 n’a pas à la payer ; ces générations ne pouvaient adhérer qu’en déposant une demande de choix, à des échéances échelonnées de 2002 à 2010. Et le § 27-1 permet à l’affilié de cesser de cotiser en déposant une demande de dispense, prenant effet à l’une de ces trois mêmes dates. Celui qui a au contraire déposé une demande de PAIEMENT pour reprendre relève de l’autre cas : son lõige 4 lui impose alors d’attendre dix ans à compter de la dernière naissance de l’obligation avant de pouvoir s’arrêter de nouveau. Qui est hors du deuxième pilier conserve 2 % de brut de plus et se voit imposer sur une assiette plus large d’autant.
Sources : Loi sur les retraites par capitalisation, § 9, § 27-1 et § 66 (Riigi Teataja, texte consolidé) · Taux d’imposition 2026 (administration estonienne des impôts et des douanes)
La taxe sociale de 33 % n’est jamais retenue sur le salaire
L’Estonie finance ses retraites et sa santé par une taxe sociale de 33 %, et elle pèse sur l’employeur, non sur le salarié. Le fondement n’est pas la liste des redevables du § 4 de la loi correspondante, qui nomme la personne morale résidente, la personne physique, le non-résident ayant un établissement stable en Estonie ou effectuant les versements que la loi énumère, une administration d’État ou locale, et l’État, la commune ou la ville dans les cas du § 6 : un salarié est une personne physique, cette liste ne l’exclut donc pas. Le fondement est la règle d’assiette. Le § 2 lõige 1 punkt 1 assied la taxe SUR les salaires et autres sommes versés AU salarié, et le § 5 fait de celui qui les reçoit l’assuré, non le redevable. Un salaire brut estonien ne supporte donc que deux COTISATIONS salariales, 1,6 % d’assurance chômage et 2 % de retraite par capitalisation, et l’employeur ajoute 33 % plus 0,8 % par-dessus le brut. L’impôt sur le revenu est retenu sur le même versement : ce sont donc trois lignes qui quittent la fiche de paie, et non deux.
Une conséquence mérite d’être connue avant de comparer une offre estonienne à une offre française ou belge. Le coût employeur est élevé, environ 34 % au-dessus du brut, tandis que les COTISATIONS du salarié totalisent 3,6 %, impôt sur le revenu mis à part : le même brut ne dit pas la même chose des deux côtés de la fiche de paie. L’employeur doit en outre un minimum, la taxe sociale calculée sur un montant mensuel de 886 EUR en 2026, soit 292,38 EUR par mois, qui ne joue que sur de très petits temps partiels et ne change jamais ce que reçoit le salarié.
Sources : Loi sur la taxe sociale, § 4 et § 7 (Riigi Teataja, texte consolidé) · Règlement gouvernemental n° 78 du 25 septembre 2025, taux de l’assurance chômage 2026-2029
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Questions fréquentes
Source : emta.ee (Maksu- ja Tolliamet) · Année fiscale 2026 · Dernière mise à jour septembre 2026

